Contact:
emmanueldundic@gmail.com

 

+32 486 989 974

 

 

 

 

Ex-Voto a été conçue dans le cadre de l’exposition Art Public Liège (du 1er août au 31 octobre 2020). Cette béquille monumentale que ne renierait pas la cohorte des artistes pop avec Claes Olbenburg en tête articule un écheveau de références, autobiographiques d’abord. Mais pas seulement. Son titre renvoie ainsi sans équivoque aux offrandes en demande ou en remerciement d’une grâce. Elle nous rappelle que les objets votifs peuvent prendre des formes surprenantes : reproduction en cire d’une main brisée, jambe de bois, maquette de navire ou autre paire de lunettes. Emmanuel Dundic ancre d’abord son travail aux croyances et traditions populaires liées aux processus de guérison ; on pense aux arbres à clous très présents en Wallonie. De ce point de vue, Ex-Voto est un monument à l’espoir de rétablissement ou de rémission. « Au regard de l’histoire longue, explique l’artiste, on peut rappeler que ce type de croyances puisent leurs sources dans un passé très lointain. On en trouve des traces un peu partout dans l’Antiquité, en Mésopotamie, en Egypte mais aussi en Europe. Et sans doute comptent-elles des manifestations bien antérieures à ces périodes. Ma sculpture pourrait être lue comme une actualisation de ces pratiques. » Dundic poursuit en soulignant que la « béquille évoque la fragilité mais aussi le soutien à l’Homme bien sûr et à la Nature qui aurait plutôt besoin d’une chambre de réanimation en soins intensifs quand on lit le dernier rapport du GIEC ». Sur le plan symbolique, elle renvoie aux imaginaires inhérents aux contes – un géant l’aurait-il oublié lors d’une promenade au Sart Tilman ? –, aux fables ou encore à des figures polysémiques comme celle du « boiteux » ; on retrouve ce dernier dans le combat de Jacob et de l’Ange, dans l’énigme d’Œdipe et le Sphinx, dans l’histoire du Juif Errant ou dans le claudiquement du Diable : « Le boiteux, explique Dundic, marche de travers, à moins que, pour rétablir l’équilibre, il se serve d’un bâton comme d’une troisième jambe que je rapproche du symbolisme du Trépied, du Caducée et des piliers maçonniques. »

 

Pierre Henrion, notice pour l’inauguration d’Ex-Voto au Musée en Plein Air du Sart-Tilman, mai 2022

 

 

 

 

En participant à l’exposition liégeoise Art public, Emmanuel Dundic (°1969) prolonge l’expérience déjà menée avec deux installations d’envergure : une œuvre signalétique pour la commune d’Engis (ENGIS-SIGNES, 2013) et un jeu de l’oie sur la façade d’un bâtiment de l’ADEPS à Neufchâteau (collaboration avec le bureau d’architecture Baumans-Deffet, 2014).

 

Dans ce cas-ci, il renonce provisoirement aux aphorismes en veillant à adopter un langage qui s’adresse à tous, pas seulement au cénacle du milieu de l’art, mais à tous ceux qui croisent l’œuvre, avec ou sans support pour décoder l’image. La pièce est monumentale : la réplique à l’identique d’une béquille médicale actuelle d’une hauteur de 7,3 m de haut, qui vient s’implanter au pied du massif occidental de Saint-Denis dont elle souligne la verticalité.

 

En 2018, lors d’une exposition à la Galerie Flux, l’artiste avait déjà abordé un sujet similaire en présentant une canne de randonneur estampillée de nombreux autocollants ou médaillons commémorant différentes étapes significatives. En fait, ce type d’objet a accompagné le parcours artistique d’Emmanuel Dundic, comme il s’est régulièrement révélé indispensable à sa mobilité.

 

À son propos, l’analyse d’Elisa Tomsin en 2016 dans le cadre d’un duo avec Sven Verhaeghe au Centre culturel de Marchin reste pertinente : « une histoire plus vaste, commune se déploie : pouvoirs temporels et sacré se rencontrent, croyances religieuses et populaires se mêlent » en mettant en exergue la « sacralité et préciosité d’objets pouvant sembler banals ou anecdotiques ».

 

Par son dialogue avec la collégiale, la béquille apparaît comme un ex-voto géant, « un tableau ou objet symbolique suspendu dans une église, un lieu vénéré, à la suite d’un vœu ou en remerciement d’une grâce obtenue ». Le choix de l’œuvre est renforcé à la lecture des archives qui racontent que se dressait à proximité une église paroissiale dédiée à sainte Aldegonde, dont les attributs sont la Bible et le bâton, et qui est à ce titre priée pour que les enfants marchent droit. Pénétrer dans le cloître de Saint-Denis, c’est constater que la tradition des ex-votos reste vivace et que la ferveur religieuse s’y exprime d’autant plus que le quartier, bien que cerné par la gentrification, a aussi des allures de cour des miracles, avec une population extrêmement fragilisée. Ce n’est pas une simple coïncidence si Emmanuel Dundic travaille en parallèle sur une béquille géante et une exposition intitulée Les pauvres, les pauvres, les pauvres qui se tient à la SPACE d’août à septembre 2020.

 

Si la sculpture frôle le bâtiment plutôt qu’elle ne s’y appuie pour des raisons de respect du patrimoine, la lecture de leur interaction peut être double : la béquille peut autant être soutenue par l’architecture qu’elle peut lui apporter son réconfort, offrir son aide à un bâtiment, une institution, une foi qui traversent encore de nombreuses vicissitudes.

 

Enfin, dans le contexte actuel où la frontière entre précarité et pauvreté des artistes a tendance à s’amenuiser, d’aucuns ont aussi lu la pièce comme un appel au soutien du secteur culturel. Pour les causes désespérées, il est toujours recommandé de déposer un cierge à sainte Rita.

 

Julie Hanique, in cat. Art Public 4è édition, Liège 2020

 

 

 

 

Pour Art Public Liège, Emmanuel Dundic a conçu une béquille monumentale. Elle supporte un écheveau de références, autobiographiques d’abord. Mais pas seulement. Son titre renvoie ainsi sans équivoque aux offrandes en demande ou en remerciement d’une grâce comme celles que l’on peut voir à l’intérieur de Saint-Denis qui posséda un église paroissiale consacrée à sainte Aldegonde implorée pour que les enfants marchent sans difficultés. La béquille est symbole de fragilité mais aussi de soutien ; l’artiste établit une relation avec le tissu social particulier du quartier incluant la présence de fidèles, de touristes, d’investisseurs immobiliers mais aussi de consommateurs de stupéfiants, de prostituées et de précaires. La béquille renvoie aussi à l’imaginaire inhérent au boiteux ; on le retrouve dans le combat de Jacob et de l’Ange, dans l’énigme d’Œdipe et le Sphinx ou dans le claudiquement du Diable. Le boîteux marche de travers, à moins que, pour rétablir l’équilibre, il se serve d’un bâton comme d’une troisième jambe qu’Emmanuel Dundic rapproche du symbolisme du Trépied, du Caducée et des Trois Piliers maçonniques.

 

Pierre Henrion, pour le guide du visiteur d’Art Public, Liège 2020

 

 

 

 

Molloy. Anti-héros d’un roman faisant partie d’une trilogie écrite par Samuel Beckett sert de titre pour l’exposition d’Emmanuel Dundic à la Galerie Flux. Si l’artiste ne s’inspire pas directement de l’œuvre de Beckett, elle le traverse de toute part. Voici ce qu’il m’écrit dans un mail pour résumer l’histoire :

 

Le roman Molloy est scindé en deux parties bien distinctes. Dans la première partie, Molloy part sur les routes à la recherche de quelque chose. Il perd l’usage d’une jambe, puis de l’autre. Il continue sa marche à l’aide de béquilles. Il tombe. Souvent. Il se relève. Il continue. Enfin, affamé, rempli de douleurs, son corps l’abandonnant, il se retrouve à se traîner par terre. Sa reptation l’amène dans la forêt où il se laisse tomber dans un trou. On n’entendra plus jamais parler de lui. Fin de la première partie. Dans la deuxième partie, on charge un dénommé Moran de partir à la recherche de Molloy. Petit à petit, Moran se trouve frappé des mêmes maux que Molloy. Il finit par retourner chez lui, complètement épuisé, rampant, dans sa maison abandonnée…

 

Un entretient avec l’artiste m’invite à chercher ce Molloy qui se cacherait dans son œuvre. Il y a d’abord cette canne. Elle tient debout seule dans l’espace. Un objet simple, presque rustique. En s’approchant, on peut y voir de petits écussons métalliques qui arborent ce graphisme pittoresque des marcheurs de grands chemins. Chaque lieu traversé est ainsi incrusté dans le bois. L’artiste m’explique que le bout de cette canne était en fer. Une pointe qui piquait le sol pour ponctuer chaque pas du marcheur. Aujourd’hui, elle se termine par un bouchon en caoutchouc fixé par un collier de serrage. Le vieil homme aura bricolé un embout de canne qui lui permet de se réapproprier l’objet de voyage dans ses déplacements quotidiens de vieillard. Cette canne l’aura accompagné presque toute une vie, jusqu’à sa mort sans doute. Le dernier écusson qui vient sur celle-ci sera en fait ce collier de serrage. Une sorte de pied de nez qui traite avec humour de la finitude des Hommes.

 

Avec cette canne, l’artiste évoque aussi sa fascination pour les médaillions religieux, médaille du mérite et autres titres honorifiques. Tout en dénonçant la supercherie qui se cache derrière ceux-ci et leur nature de pacotille, il s’avoue curieux, voir fasciné par l’engouement que les gens peuvent avoir face à ces objets.  

 

L’œuvre la plus significative de l’artiste qui en joue est certainement le Veau d’or, réalisé en 2014. Chacun était amené, s’il le désirait, à orner une tête de veau préparée par un taxidermiste par le don d’un de ses bijoux ou “breloque“. Cette œuvre fait directement référence au passage connu de l’Ancien Testament, mais aussi à un souvenir d’enfance. Lors de certaine fête de famille, ses parents regardaient les péplums à gros budget des années 50, souvent les mêmes. Les images aux couleurs saturées du film venaient intensifier ce rituel familial. On peut dès lors s’imaginer les relations que l’artiste entretient entre le profane et le religieux, le toc et le sacré.

 

Emmanuel Dundic récupère des objets d’intérieur, souvent décoratifs, et les dépiaute. Il aime à penser qu’il agit comme les Barbares qui prélevaient tout métaux et pierres précieuses incrusté dans les accessoires et éléments de mobilier volé lors de leurs razzias. Une manière sans doute de valoriser au titre de trésor des objets considérés comme sans intérêts par autrui. Manipulés, altérés naturellement ou avec des acides, l’artiste les met en scène et forme ainsi des ensembles temporaires qui racontent chacun une histoire. Il n’y a pas de logique qui dicte les choix de l’artiste pour scénographier les objets entre eux. Le sens est confié aux lois du hasard et d’un empirisme à l’instar de ses aphorismes ou autres travaux réalisés à partir de phrases détournées. Emmanuel Dundic profite des erreurs d’un logiciel de traitement de texte pour faire disparaître des mots et détourner ainsi le sens d’une phrase. Un traitement des mots et de la matière qui enlève le sens premier, la couche superficielle, la laisse au hasard donner un sens plus profond. L’artiste désincruste certains objets pour ne garder que les traces laissées par ce qui a été enlevé. Des stigmates qui peuvent se comparer à des blessures cicatrisées où la croûte tombée laisse apparaître une peau neuve, claire et encore fragile. Enlever de la matière ou des éléments qui y sont incrustés est en fait apporté quelques choses en plus, un renouvellement. En perforant des livres anciens, Emmanuel Dundic en extrait de petits cylindres de papiers. Ils font penser à ces carottes géologiques réalisées pour sonder le sol et l’histoire qu’il contient. C’est un des buts exprimés par l’artiste, il tente d’extraire ce qui serait resté invisible dans l’histoire que le livre raconte. Sonder l’épaisseur des choses et en extraire le parfum, le pollen, l’essentiel.

 

Il existe une série d’écussons en bois qui supportaient des trophées de chasse et que l’artiste a brûlé. Une forme de deuil dit-il. Ce geste artistique en convoque un autre que j’entends comme plus fondamental. Emmanuel Dundic me raconte qu’il lui est plusieurs fois arrivé de brûler certaines de ses œuvres et des objets qu’il avait patiemment collectionnés. Cela lui semblait nécessaire. Si brutal que cela paraisse, l’artiste explique qu’il vivait ces moments comme une libération, un recommencement. Je me hasarde ici dans une interprétation du personnage de Molloy évoqué tout au début de ce texte. Il s’agit donc d’un être parti sur les chemins et poursuivant une quête dont il ne connaît pas précisément l’objet. Il perd ses jambes, démembré et rampant, il perd sa condition humaine et finit par tomber dans un trou. Quitter un corps mais ne pas mourir car l’histoire n’est pas finie. Elle recommence avec le personnage suivant. N’est-ce pas ce que nous raconte aussi cette canne décrite au début de ce texte ? Un pied de nez à la vie et à la mort et ainsi retrouver le désir, le rire, une nouvelle forme d’intensité.

 

Le travail d’Emmanuel Dundic consiste souvent à rester dans l’indéterminé. En exprimant le vide comme une nouvelle surface à réinvestir, pour aller plus en profondeur, en pratiquant la destruction, l’enlèvement de matière et d’éléments signifiants, il s’emploie à remplir d’une nouvelle intensité ces éléments qu’il travaille. Créer de nouveau corps. Ceci nous rapproche de l’œuf, corps énergie, que Deleuze et Guattari utilise pour imager le Corps Sans Organes. [1]

 

Lorsque vous lui aurez fait un corps sans organes,
alors vous l’aurez délivré de tous ses automatismes
et rendu à sa véritable liberté.


Alors vous lui réapprendrez à danser à l’envers
comme dans le délire des bals musette
et cet envers sera son véritable endroit. 
[2]

 

[1] Gilles Deleuze et Félix Guattari, Mille Plateaux. Capitalisme et schizophrénie 2, Paris, Éditions de Minuit, coll. « Critique », 1980.

[2] Antonin Artaud, Pour en finir avec le jugement de dieu, éd. E. Grossman, Paris, Gallimard,
coll. « Poésie », 2003, p. 60-61.

 

Ludovic Demarche, Un corps sans organes, in Flux News, n°72, 1er trimestre 2017.

 

 

 

 

A travers son travail artistique, Emmanuel Dundic (1969) nous invite à prendre part à une narration faite de mots, d’images et d’objets. Nous pénétrons dans une sorte de cabinet de curiosités poétiques, où l’intrigant et l’intimiste se côtoient. Une histoire plus vaste, commune se déploie : pouvoirs temporel et sacré se rencontrent, croyances religieuses et populaires se mêlent. Ses œuvres semblent évoquer des bribes de souvenirs, des moments précis ou plus flous, des reliques précieuses par leur caractère sentimental, des personnes disparues ou encore des éléments d’une histoire propre à chacun. La mise en emphase de l’exposition permet de rendre leur sacralité et leur préciosité à des objets pouvant sembler banals ou anecdotiques. Leur dimension historique est pourtant indéniable, puissante, mais également désarçonnante. En effet, la temporalité dans l’œuvre d’Emmanuel Dundic est fluctuante. Son emploi d’objets anciens trouvés témoigne de ce lien avec le passé, mais le second souffle offert, ainsi que l’intervention et la réappropriation qui ont lieu sur certains d’entre eux attestent également d’un nouveau lien établi avec le présent. D’autres ont même été créés de toutes pièces. À ces œuvres vient se greffer l’utilisation de mots à double sens, aphorismes, mots à tiroir. Récurrente chez l’artiste, celle-ci ajoute un mystère, une rupture, une dimension supplémentaire et révèle notamment son intérêt pour la littérature et le mode d’écriture, joints à sa pratique plasticienne.

 

Elisa Tomsin, extrait du communiqué de presse pour l’exposition en duo avec Sven Verhaeghe, Centre Culturel de Marchin, avril 2016.

 

 

 

 

Emmanuel Dundic a essentiellement consacré sa résidence à la production d’un Veau d’Or : choisir un taxidermiste suffisamment habile pour donner à l’animal mort une présence sensible ; trouver une dépouille qui corresponde au charisme que l’idole se doit de dégager ; construire un brancard de procession ; assembler le tout dans un schéma plastique fort. Il fallait encore produire une bande son pour compléter l’installation : en collaboration avec Gaëtan Lino, l’artiste a travaillé sur le mixage d’une boucle de 20 minutes qui repose sur une ligne de percutions évoquant le battement des tambours des galères, comme un rythme auquel se mêlent de la musique classique, des coups de tonnerre, des mugissements et des extraits de péplums.

 

On comprend d’emblée la référence au récit biblique de l’Exode. En l’absence de Moïse parti en quête des Tables de la Loi, les Israélites, tout juste libérés du joug de Pharaon, pressent Aaron de leur fondre une sculpture à l’image d’un Veau d’Or, comme un nouveau dieu qui puisse les guider. Emmanuel Dundic insiste d’ailleurs sur cette référence précise par le titre. « Pour moi, ce projet plonge ses racines dans mon enfance. Je me souviens de ma fascination pour Les dix commandements de Cecil B. DeMille avec Charlton Heston et Yul Brynner. La scène du Veau d’Or me paraissait particulièrement prenante avec les valeurs très saturées du Technicolor et une atmosphère orgiaque. » Et d’ajouter : « J’ai créé cette pièce pour qu’elle s’intègre à une forme de rituel. Les visiteurs peuvent lui faire offrande. Petit à petit, elle se couvre de bijoux… bracelets, chaines de cou, gourmettes… parfois porteuses d’effigies religieuses mais il y a aussi les médailles d’Elvis, d’un bouc ou d’un œil maçonnique. On est à la marge d’éléments de psychanalyse. Cela s’approche aussi des croyances populaires comme les arbres à clous. J’y reconnais encore une forme de fétichisme mais aussi de syncrétisme. Cela traduit mon impression que les gens se fabriquent leur propre religion avec des pièces éparses, ce qui me semble concorder avec la charge hérétique du récit de l’Ancien Testament. J’ai également le projet d’organiser une cérémonie processionnelle truffée de paradoxes. J’aimerais que cela se passe dans une ambiance sacrée, hystérique, luxuriante et glamour, suivant un parcours qui ait du sens et selon tout un protocole : il faudra notamment prévoir d’habiller la sculpture et qu’elle soit portée par des prêtresses élégantes et sexy. »

 

Comme souvent dans son travail, Dundic exploite l’histoire comme un socle pour développer un regard sur le présent. Son Veau d’Or renvoie ainsi à toutes les idolâtries, aux plus nobles comme aux plus vulgaires, à celles des temps bibliques comme à celles qui tourmentent nos sociétés.

 

Pierre Henrion, extrait du Bulletin des Musées de la Ville de Liège, RAVI (Résidences-Ateliers Vivegnis International), hors-série n°34, septembre 2015.

 

 

 

 

Trois interventions d’artistes inscrites dans autant de nouvelles constructions subventionnées par la Fédération Wallonie-Bruxelles: la Fondation Mons 2015 par Peter Downsbrough, et les ajouts aux centres ADEPS de Neufchâteau (hébergement) par Emmanuel Dundic et de Froidchapelle (salles de sport) par Pierre Toby. Suivant le décret du 10 mai 1984, associés aux équipes de concours, paysagistes compris, les artistes ont lié leurs contributions aux architectures, avec en trait commun, si leurs démarches sont très différentes, des présences “discrètes”, au sens courant mais aussi topologique: œuvres agencées dans une dissémination qui fait naitre le sens de relations de position. Etrangères aux désirs d’impacter les contextes respectifs, les trois œuvres en intègrent au contraire les multiples résonances, y instillant les ombres portées de vrais dénis de spectaculaire.

 

En contraste avec le centre ADEPS conçu par Pierre Corbisier en 1974, calé dans un relief en une longue nervure horizontale basse, comme en retrait du paysage, le bureau Baumans Deffet, quant à lui, a pris l’option d’affirmer une masse en noir et blanc perpendiculaire à la ligne de la plus grande pente, d’une volumétrie nettement plus verticale; il ne s’agissait donc plus de se fondre dans le site mais d’y trancher. … Une manière aussi de donner une réelle autonomie au bloc ajouté, avec la nécessité de nouvelles plantations. A partir de l’idée d’un Jeu de l’Oie réinventé, Emmanuel Dundic a pris une option radicale en distribuant les cases en une constellation irrégulière au hasard du bardage d’ardoise des quatre façades, carte en milliers de parties, quelques-unes désignées pour y nicher des secrets. Inversant la proportion des cases décisives, sur les 63 du jeu canonique, il propose une série de 45 aphorismes de son cru, gravés dans l’ardoise et distribués de manière à retenir les regards curieux, ou à échapper aux autres, jouant d’un seuil de lecture susceptible d’exacerber les ambivalences ou les notes d’humour. Une fois le stratagème appréhendé, l’impression qui domine est celle d’être à l’intérieur du jeu et d’y pressentir d’étranges interactions avec ce qui se trame alentour. L’effet induit par l’attention aux surfaces d’inscription attise l’envie de scruter tous les bardages des façades aux environs, quels qu’ils soient, avec leurs vieillissements, leurs accidents, leurs dissimulations. Ces échanges visuels à une autre échelle inscrivent l’œuvre dans le site même, considéré dans toute son extension.

 

Raymond Balau, DOWNSBROUGH DUNDIC TOBY, in l’Art Même, n°62, 2è trimestre 2014.

 

 

 

 

A la galerie Nadine Feront, deux expos solo d’Emmanuel Dundic et Christina Mitrentse ont en dénominateur commun le livre papier, domaine du savoir.

 

Objet de toutes les attentions depuis des siècles, source principale de tous les savoirs jusqu’il y a peu, objet d’art appliqué à travers la reliure, lieu des enluminures aux formes contemporaines, œuvres d’art par le biais des interventions plasticiennes, le livre papier dans ses formes les plus variées, des incunables aux mangas, perd chaque jour un peu plus de terrain par rapport aux supports numériques. Evolution inéluctable qui n’aboutira pas à sa disparition, plutôt à une constante adaptation face aux progrès techniques galopants. Les deux artistes formant le duo bien qu’en expositions séparées, basent, en des approches et thèmes variés, leur travail sur le livre, sans en livrer le contenu. Tout y est donc en suggestion, en évocation, en souvenirs peut-être.

 

Emmanuel Dundic a souvent été un manipulateur des mots et un provocateur de troubles dans la mesure où il perturbe les lectures univoques. On connait ses “RHecombinant” avec photos, ses “Anagrammes” en références artistiques du genre : Laurent Jacob/objet canular, ou Andy Warhol/ holy and war; on connait également son mur d’aphorismes désormais inaccessible puisque transformé en sculpture d’accumulation dans laquelle chaque pièce est emballée dans du tissu blanc. Mais cette fois l’essentiel ne porte pas précisément sur les mots. Davantage sur les livres combinés avec des objets dans des dispositifs muraux dont les connotations sont multiples. Aucun des livres n’est accessible à la lecture, ils sont donc davantage le symbole de savoir que celui-là même d’autant plus que la plupart des ouvrages ne livrent même pas leur titre. En majorité, ils sont plus ou moins anciens et présentés comme de précieux objets muséaux auxquels on ne touche pas. Les présentoirs eux-mêmes, fabriqués par l’artiste, sont soit des objets récupérés ou trouvés chez les antiquaires, soit des objets des objets bricolés à l’aide de matériaux de récupération. Le quelconque côtoie ainsi ce qui est chargé d’histoire. Aucun de ses agencements ne se livre d’emblée, chacun devra donc deviner et investir son propre savoir afin de pénétrer les arcanes de ces installations qui ont quelque chose de poétiquement étrange, de spirituel parfois, voire de confessionnel. Quant aux carottages des livres, particules illisibles, ils peuvent suggérer une archéologie possible du futur, après l’oubli des livres…

 

Claude Lorent, extrait de Le livre en versions plasticiennes, in La Libre Belgique, Arts Libre, n° 215, janv. 2014.

 

 

 

 

Emmanuel DUNDIC crée des installations poétiques dans lesquelles l’espace, les objets et leur portée sémiologique s’imbriquent les uns dans les autres avec soin, le regardant interagissant avec des motifs délicats de pensée, des strates de significations en dialogue. Son travail semble toujours contenir un élément “d’artisanat”, dans le sens d’un travail au corps de l’objet, et ce même quand son intervention est minimale ou discrète, car il travaille autant avec l’aura des objets, que le tissus de leur signification ou leur aspect matériel. Ce qui sans doute distingue et renforce encore son travail est que rien dans ses œuvres ne semble gratuit ou complaisant : chaque élément reçoit un rôle précis à jouer et le regardant peut sentir qu’il a été lui-même considéré, inclus et invité au sein de l’œuvre. Tandis que son travail a été décrit comme conceptuel, DUNDIC appartient à cette nouvelle génération d’artistes belges qui unissent avec succès l’héritage conceptuel avec la poétique de la forme pour créer un nouveau et puissant langage artistique.

 

Hadelin Feront, extrait du communiqué de presse pour l’exposition Métacognitive Artefacts, Emmanuel Dundic et Christina Mitrentse, Galerie Nadine Feront, Bruxelles 2013.

 

 

 

 

Co-fondateur du groupe Hôtel Jeudi, février 2009 avec Pablo Garcia Rubio, Florence Marchand et Selçuk Mutlu.

 

 

 

 

Déflagrations poétiques, magnétisme sensoriel, écart critique, autodérision : les textes d’Emmanuel DUNDIC croisent dans ces eaux. Ouverts aux lectures multiples, ils s’appuient sur les leviers syntaxiques de l’oxymoron, de l’homophonie ou de l’homonymie (« Cognez-vous sur du mou », « Las d’être là ? »…), sur les procédés d’extraction, de décontextualisation et d’isolement (« Le bien portant », « Accusé de réception »…), sur les légers écarts ou coquilles qui nourrissent le langage d’un potentiel nouveau (« Stase intégrale »). Ces sentences sont aussi tendues entre le « je » et le « nous », entre l’introspection narcissique et le désir de communion.

 

Laurent Courtens, in De Narcisse à Alice-Miroirs et reflets en question, cat. expo, Iselp, Bruxelles 2008.

 

 

 

 

Ce sont des objets littéraires.

 

Emmanuel DUNDIC est un auteur. Il imprime des centaines phrases au ton sentencieux sur des Blocs de MDF, le coup de patte final consistant à les enrober d’une couche de résine transparente et mate sur toutes les surfaces ; cette dernière opération, la plus délicate, les rend aussi beaux que des bonbons glacés. Ces petits formats sont disposés en série variable sur le mur et forment un ensemble compact. Là, le spectateur se retrouve nez à nez face à un ensemble de Blocs qui tous nous déclinent des phrases à tiroirs. Les interprétations sont multiples et comportent plusieurs niveaux de lecture. Si l’humour n’est pas absent, nous constatons que sur certaines pièces c’est le ton prophétique qui nous frappe. Une manière de procéder qui n’est pas sans rappeler d’autres interventions de ce type qui font référence à d’autres tables de la Loi aujourd’hui disparues.

 

Emmanuel DUNDIC aime aussi brouiller les pistes et donner aux phrases et aux mots de nouvelles significations. L’utilisation décalée d’un logiciel informatique de décodage de lecture (OCR) accentue ce phénomène d’illisibilité et de glissement de sens. Son grand mur littéraire (voir mmandun.org) nous dévoile cet aspect des choses. En réalité, c’est à une véritable séance de torture -traitements ?- des mots que l’artiste nous convie. Les plus attentifs et les mieux armés au niveau oculaire découvriront avec étonnement les charmes des jeux de cohabitations de sa bibliothèque piratée. On s’amusera à constater que le jeu de la sélection alignera la Bible au côté du Capital de Karl Marx, que les écrits de Diogène cohabitent avec ceux de Duchamp, ceux de Sade avec Masoch… Tous ces auteurs, par la volonté de l’artiste, se retrouvent ainsi remixés et recomposés selon les lois du hasard. Dans un second temps, ce mur littéraire devient une véritable dentelle littéraire par la perforation systématique que l’artiste lui a ordonnée.

 

Sous les traits de l’ange annonciateur se cache en réalité un véritable serial killer des mots, prêt à faire sauter -avec jubilation- les piliers d’un ordre convenu.

 

Lino Polegato, communiqué de presse pour l’exposition d’Emmanuel Dundic à la Galerie Flux, Liège 2007.

 

 

 

 

Né en 2002, de l’association des trois artistes (Alain De Clerck, Emmanuel Dundic et Pablo Garcia Rubio), quelques mois avant la seconde guerre d’Irak, le collectif IBWT se fait remarquer à la 50ème biennale de Venise, « Rêves et Conflits – La dictature du spectateur », Venise juin 2003.

 

A l’aide d’un avion télécommandé, ils créent d’abord l’événement en parachutant de faux dollars sur les Giardini. La devise officielle de ces billets verts s’est affranchie en un blessant In Blood We Trust.

Au Giardini toujours, ils déploient un vaste système sonore simulant parfaitement le passage d’avions de guerre sur la biennale. L’invasion de l’Irak est alors en cours depuis 3 mois.

 

Sur la place St-Marc enfin, ils reproduisent un lâcher de dollars sur la foule. Les billets sont cette fois largués manuellement depuis le sommet de la tour du Campanile.

 

Le collectif est invité à projeter le film de ses actions vénitiennes à la Utopia Station, de Hans Ulrich Obrist et Rirkrit Tiravanija durant la Biennale.

 

Septembre 2003, sur les pelouses du bâtiment des finances de la rue Paradis à Liège, IBWT provoque une pluie de dollars à l’aide de tirs de mortiers. Rétrospective visuelle des évènements à l’Espace Flux.

 

Collectif In Blood We Trust

Avec le soutien de Flux News

inbloodwetrust.org 

 

 

 

 

Le travail de DUNDIC possède un caractère évolutif (messages diffusés, transformation des matériaux utilisés, choc de la rencontre avec l’espace donné), et effronté, en ce sens où il sera toujours un réfugié. Jamais vraiment à sa place. Ses installations sont empreintes de drame, de silence évoquant l’exil intérieur et la mélancolie. L’exercice de la répétition souligne chaque instant, dynamise chaque pas du processus d’élaboration de son œuvre.

Peintre de formation, DUNDIC écrit des dialogues courts, qui n’en sont pas : affirmation, question, échappatoire.

Ces scènes donnent parfois lieu à une mise en image : photographies détournées de leurs objets ou objets créés en fonction de.

Des phrases météores issues de nulle part.

Le « hors contexte » l’intéresse au plus haut point.

Qui s’adresse à qui, et dans quel contexte ?

Tout est prétexte à jeux de mots, anagrammes, filtrages, prophéties, traitements. Toutes ces phrases sont à tiroirs multiples, parfois évidentes, souvent hermétiques.

La forme de présentation varie : objet, édition, projection, distribution, …

 

Stéphane Gilot et ED, extrait du communiqué de presse pour l’exposition l’Algèbre d’Ariane, Montréal, octobre 2001.

 

 

 

 

 

Curriculum vitae

 

 

 

 

 

Expositions personnelles et expériences

2022 Ex-Voto, Musée en Plein Air du Sart-Tilman, Liège. 2020 Les pauvres, les pauvres, les pauvres, Space-Collection, Liège. 2018 – Amollir Molloy, Galerie Flux, Liège. 2017 – Objets, L’Enseigne, Liège. 2016POST-FLOP, Bâtiment Weinand, Liège (duo avec Selçuk Mutlu). Centre Culturel de Marchin, Grand-Marchin et Galerie In Den Bouw, Kalken (duo avec Sven Verhaeghe). 2014Veau d’Or, RAVI (Résidences-Ateliers Vivegnis International), Liège. Metacognitive Artefacts, Galerie Nadine Feront, Bruxelles. Jeu de l’Oie, Centre d’hébergement Le Lac, Neufchâteau. 2013ENGIS-SIGNE, création d’une signalétique urbaine pour la commune d’Engis, Engis. Grétry, un musicien dans l’Europe des Lumières, création d’un multiple 3D pour la revue Art&Fact, Liège. 2012 – Bureau d’architecture Anna Courtois, Liège. Porte Close, Bazart Office, Liège. 2009599 Blocs, Galerie Flux, Liège. 2007 – Maison Renaissance de l’Emulation, Liège. Galerie Flux, Liège. Bureau DMN architecture, Liège. 2005 – Espace A&A, Liège. 1999 – Galerie de Condé, Spa. 1997 – Cabinet d’Art Contemporain, Bruxelles. Fort de la Chartreuse, Liège. 1996 – Galerie Ars Linéandi, Liège. 1995 – Plan 87, Liège. 1994Minimalbarocco, Galerie Flux, Liège. 1991 – Galerie Le Parc, Liège.

 

 

 

 

Expositions collectives et expériences

2021 – RAS, Art au Centre #7, Liège. Bill-Bobby, pour le Musée en Plein Air du Sart-Tilman, La Boverie, Liège. Apnée culture confinée, Cité miroir, Liège. 2020 Petite mort, grande vie, Centre Culturel de Marchin, Grand-Marchin. Ex-Voto, Triennale Art Public, Liège. 2019 Some of the best Belgian artists are here, 58è Biennale de Venise / OFF, Venise (IT). Réincarnations/Mémoires, Retour de Chine, La Chataigneraie, Centre Wallon d’Art Contemporain, Flémalle. Maison du livre de St-Gilles, Bruxelles. 2018 – 18cm x 13cm, Galerie Cdlt, Liège. Pragmatisme et Auto-organisation, IKOB, Eupen. Dédale 2018, Parcours des Arts Contemporains en milieu urbain, Huy. Prix de la Fondation Bolly-Charlier, Huy. Réincarnations/Mémoires, ADGY Culture Development Co. LtD, Pékin (CH). 2017 Carte blanche à Françoise Safin Centre Wallon d’Art Contemporain, Flémalle. J’avais 15 ans, Centre culturel de Marchin, Marchin. En Piste, L’Enseigne à La Boverie, Liège. Prix de la Création, Grand Curtius, Liège. Dialogue, Galerie des Chiroux, Liège. 2016 Et si c’était le paradis, Galerie vorn und oben, Eupen. 2015 – Wild Open Space, Les moissons de la Cité, Grand Curtius, Liège. 2014 The Galerist, Galerie Nadine Feront, Bruxelles. Il y a des mondes …, Centre culturel de Marchin, Marchin. 2013 Words, Salle du Musée en plein air du Sart-Tilman, Liège. 2012 Homegrown, Ostrale’012, Exposition Internationale d’Art Contemporain, Dresde (DE). Le Clougoff, Bruxelles. Curateur, performance de Selçuk Mutlu, dans le cadre d’Armes blanches pour nuits noires (de la lame à l’incise de la chair), Iselp, Bruxelles. Color, Galerie Jean-Sébastien Uhoda, Liège. 2011J’aime les Flamands, Galerie Martin Van Blerk, Anvers. SPACE Collection + Vrienden, Atelierhaus, Aachen (DE). NOUS NOUS CAJOLIONS, Ecole liégeoise et spécialités belges, Espace 251 Nord, Liège. Some of the best Belgian artists are here, 54è Biennale de Venise / OFF, Venise (IT). 2010 Foreign Affairs, Musée d’Ansembourg, Liège. Rites of Passage, Ostrale’010, Exposition Internationale d’Art Contemporain, Dresde (DE). Performance IBWT par Judith Kazmierczak et FluxNews, Wall Street NY, New York (US). Synergie, avec le collectif  Hôtel Jeudi, Fonds Félicien Rops, Thozée. Untitled, avec le collectif Hôtel Jeudi, Monos Galerie, Liège. 2009 oT, Ancien couvent Heidberg, Eupen. 2008 Pages blanches, Les Brasseurs, Liège. De Narcisse à Alice, Iselp, Bruxelles. Signe/Ecriture, MAMAC – Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain, Liège. SPACE Collection, MAMAC – Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain, Liège. 2007 – Où vous sentez-vous chez vous ?, Ancienne fabrique de cigarillos TAF, Liège. C’est écrit dans les étoiles, Château de Waroux, Waroux. Variations sur l’extase, Espace Duesberg, Verviers. Notes à…, Fonds Félicien Rops, Thozée. Art Brussels, 55th international art fair, Flux News, Bruxelles. 2006 L’objet détourné, Centre Culturel Les Chiroux, Liège. Francophonies, Mairie de Paris, Paris (FR). 2005 Exposition 1905-2005, MAMAC – Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain, Liège. Serra da lua, Rayon Art, Iselp, Bruxelles. 2004 Festival Belgian Focus, Argos, Bruxelles. Serra da lua, Parque de la Libertade, Sintra (PT). Serra da lua, Galerie de Colares, Sintra (PT). Chassez le naturel…, 4è Biennale de la Photographie de Liège, Espace ING, Liège. 2003 Festival du film d’artistes, MAMAC – Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain, Liège. Queneau / Blavier, Travaux en cours, La Pataphysique, Musée Communal, Verviers. IBWT Acte II, Galerie Flux, Liège. World Wide Flags, Projet dans l’espace public, Liège. Projet IBWT, (performances), 50è Biennale de Venise / OFF – Station Utopia, Venise (IT). 2001 Forum für Kunst und Kultur Herzogenrath, ASEAG Energie GmbH, Herzogenrath (DE). 2000 L’algèbre d’Ariane II, Maisonneuve-Hochelaga, Montréal (CA). L’algèbre d’Ariane, Les Brasseurs, Liège. 1999 No milk today, 48è Biennale de Venise / OFF, Venise (IT). 1998 – Infiniment petit, Dare-Dare, Centre de Diffusion d’Art Multidisciplinaire de Montréal, Montréal (CA). 1993 – 4th Biennal of European Academies of Visual Arts, Maastricht (NL).

 

 

 

Distinctions

Premier Prix de la Fondation Bolly-Charlier, Huy, 2018

Premier Prix de la Création de la ville de Liège, 2016

Œuvres acquises par la Province de Liège, 2015

Intégration d’œuvre d’art (1%), Centre d’hébergement Le Lac de Neufchâteau, Bureau d’architecture: Baumans-Deffet, Maître d’ouvrage: Fédération Wallonie-Bruxelles, Neufchâteau, 2014

Œuvres acquises par le Parlement de la  Fédération Wallonie-Bruxelles, 2014

Distinction au concours Fifty-One Saint-Lambert, Liège, 2004

Premier Prix Jeune révélation de Leuze-en-Hainaut, 1993

Premier Prix Lambert Lecrenier, Huy, 1992

Boursier de l’Institut des Beaux-Arts Saint-Luc Liège, voyages d’études à Florence et Sienne (IT), 1992

Deuxième prix Jong schilders uit de euregio, Maastricht (NL), 1992

Mention au Talens, Bruxelles, 1992

Premier Prix Jeunes peintres européens, Visé, 1991

 

 

 

 

Bibliographie

Catalogues et publications :

 

Art Public Liège, cat. éd. Commission des Arts de Wallonie (CAW), Namur 2020. Françoise Safin, vingt mots pour la dire, cat. éd. Centre wallon d’art contemporain, Flémalle 2018. Bulletin des Musées de la Ville de Liège pour le RAVI (Résidences-Ateliers Vivegnis International) – cat. résidences d’artistes, éd. Ville de Liège, Liège 2015. VISIONS – Volume 10, cat. architecture, éd. Cellule architecture de la Fédération Wallonie – Bruxelles, Bruxelles 2014. SPACE Collection – 10 ans d’acquisitions, cat. collection, éd. In Cité Mondi, Liège 2013. Homegrown, Ostrale’012, cat. expo, éd. Druckhaus Dresden, Dresde 2012. SURSIS DE CONSPIRATION – SOURCES D’INSPIRATIONS, Anagrammes – Lithographies avec MF Bonmariage, publ : Orangerie de Bastogne et Fédération Wallonie – Bruxelles, Bastogne 2012. Rites of Passage, Ostrale’010, cat. expo, éd. Druckhaus Dresden, Dresde 2010. De Narcisse à Alice – Miroirs et reflets en question, cat. expo, Iselp, Bruxelles 2008 – Où vous sentez-vous chez vous ?, cat. expo, éd. Le Pôle Image de Liège, Liège 2007 – De la terre au ciel, cat. expo, Septième ciel / Variations sur l’extase, éd. Province de Liège, Liège 2007 – L’objet détourné, cat. expo, éd. Ecole Supérieure des Beaux-Arts Saint-Luc Liège, Liège 2006 – Chassez le naturel…, cat. expo, 4è Biennale de la Photographie de Liège, éd. Yellow now, Liège 2004 – Mémoire vive + L’Algèbre d’Ariane, cat. d’expos, éd Dare-Dare, Centre de Diffusion d’Art Multidisciplinaire de Montréal, Montréal 2004 – Queneau / Blavier – travaux en cours, cat. expo, éd. Les amis du Musée, Verviers 2003.

 

Articles de presse et insertions :

 

Cécile Vandernoot, IOA: Momentum, in A+, n° 268, octobre-novembre 2017, p. 64-68. Ludovic Demarche, Un corps sans organes, in Flux News, n°72, janvier 2017, p.9. Raymond Balau, DOWNSBROUGH DUNDIC TOBY, in l’Art Même, n°62, 2è trimestre 2014, p. 40-41. – Claude Lorent, Le livre en versions plasticiennes, in La Libre Belgique, Arts Libre, n°215, janv. 2014, p. 4-5. – Pierre Morel, Pendant les travaux, l’exposition continue, in Le Soir, n°273, nov. 2010. p.22. – Lino Polegato, Image-Passage, in Flux News, n°44, oct. 2007, p.25. – ANAGRAMMES, page d’artiste, in Flux news, n°41, oct. 2006, p.9. – Pierre-Yves Dessaive, Où il est de nouveau question d’art public, in l’Art Même, n°25, 4è trimestre 2004. p.32-33. – Joël Matriche, Manu Dundic et sa pharmacie poétique, in Le Soir, mars 2004, p.18. – IN BLOOD WE TRUST, 50è Biennale de Venise, Off, in Flux News, n°32, juil. 2003, p.10-11. – Nathalie Hermesse, Une pluie de dollars sur la place St-Marc, in La Meuse, n°151, juil. 2003, p. 23. – RHecombinant, page d’artiste, in Flux News, n°30, janv. 2003, p. 13. – No Milk Today, 48è Biennale de Venise, Off, in Flux News, n°20 éd. spécial, oct. 1999. – Pierre Henrion, pour l’exposition Minimalbarocco, in Flux News, n°2, avr. 1994, p.1-3.